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 Daft Punk's Electroma
Une odyssée visuelle et musicale qui suit l'histoire de deux robots dans leur quête pour devenir humains.


- Date 2006/00/00
News de : rodworm77    Ajouter une news 

Films classiques Westerns Comédies musicales
Horreur / Fantastique

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Le Pont de la rivière Kwaï  
Un classique du genre immortalisé par la BO que tous le monde aura entendu sifflé une fois dans sa vie. C'est toujours bon de le revoir, pour sa mise en scène efficace et la prestation de sir Alec GUINNESS dans le rôle du colonel Nicholson, qui par ses principes et sa peur de ne pas entrer dans la postérité, va commettre les actes les plus irrationnels.
image de Le Pont de la rivière Kwaï
      

La Charrette fantôme  
Victor Sjöström est considéré comme l'égal d'un Eisenstein ou d'un D.W.Griffith. S'il a grandi aux USA, il est suédois et retournera dans son pays natal pour réaliser (ce qu'il a fait aussi dans son pays d'adoption sous le nom de Victor Seastrom). Ce qui frappe de suite dans La charrette fantôme (qui est une adaptation d'un roman), c'est la beauté des images, mélange de poésie macabre (la fameuse charrette) et de réalisme social (une jeune femme de l'Armée du Salut tente de sauver de la dérive un alcoolique égoïste sans le sou). Film fantastique, religieux et romantique, le réalisateur embrasse ses thèmes dans une structure de narration assez complexe pour l'époque, surtout avec la barrière du muet : flashbacks, récit dans le récit, enjeux du début qui ne se révèlent qu'à mesure de l'avancement de l'intrigue... On est vite emporté par un montage dynamique (pour l'époque, encore une fois) qui donne constamment l'envie de connaître la suite. Dommage que la partie religieuse, assez sobre au début, prenne le pas sur le reste, doublée d'une charge sentimentale un brin forcée. La pirouette finale est aussi assez malvenue. Heureusement reste la force des images. En 1939, Julien Duvivier donnera une seconde adaptation de La charrette fantôme avec Pierre Fresnay et Louis Jouvet.
image de La Charrette fantôme
      

Chercheuses d'or de 1933  
Troisième adaptation d'une pièce à succès de Broadway de 1919, ce film débute sur un trompe-l'œil, celui de la bonne humeur et de la prospérité, via la répétition d'un numéro de music-hall et le chant d'un tube de l'époque, We're in the money. Puis une descente de police remet les pendules à l'heure, la pièce étant annulée du fait de trop grosses dettes du producteur. Car nous sommes en 1933, et la crise économique démarrée en 1929 est toujours d'actualité. Si le début est musical et laisse croire à une comédie musicale, la suite devient plus une comédie sentimentale en forme de vaudeville plaisant mais assez léger, avec de récurrentes allusions à la crise, mais dans une certaine bonne humeur. Pourtant, une fois le vaudeville arrivé à son terme, un ultime numéro musical entame un virage d'une gravité inattendue, Remember my forgotten man, où l'on mesure alors tout le ressentiment d'une Amérique populaire outrée et blessée par une crise qui n'en finit pas, et le chant de ces femmes exprimant leur désespoir de voir leurs hommes, partis faire une guerre lointaine pour leur pays en 1917, faire la queue à la soupe populaire et errer sans occupations sur les trottoirs procure alors une émotion, certes tardive, mais réelle. Dommage que LeRoy filme aussi platement les trois numéros musicaux précédents, peinant à rendre justice aux chorégraphies de Busby Berkeley. Le film fut néanmoins un succès et il y eu 3 suites.
image de Chercheuses d'or de 1933
      

Dix petits indiens  
A la fin de la débâcle de juin 1940, René Clair quitte la France avec famille et bagages, pour les Etats-Unis, ce qui lui valu d'être déchu de sa nationalité française par le gouvernement de Vichy (avant de se celui-ci annule cette décision). Il tournera 4 films à hollywood, et son dernier avant de rentrer au pays sera cette adaptation du roman d'Agatha Christie. Rassemblant une galerie de personnages plus ou moins stéréotypés, l'intrigue se concentre sur le suspense lié à l'élimination systématique des protagonistes. Le réalisateur dose savamment ses effets, et rend passionnante une intrigue où les meurtres sont hors champ, les survivants, comme le spectateur, ne pouvant que constater les dégâts une fois le forfait accompli. Huis-clos intriguant, victimes au passé trouble, justicier manipulateur à la conception très personnelle de la justice, tous ces éléments amènent le constat suivant : les thrillers plus ou moins sanguinolents d'aujourd'hui fonctionnent encore sur cette mécanique, même les machins comme la saga SAW... Intrigue prenante, belle photo noire et blanche, René Clair installe une atmosphère qui à 60 ans d'intervalle met un sacré coup de vieux aux adaptations pourtant récentes d'Agathe Christie tels celles de Pascal Thomas (Mon petit doigt m'a dit, L'heure zéro) ou de Pascal Bonitzer (Le grand alibi). Dommage que le scénario choisisse pour le dénouement la fin de la pièce de théâtre, nettement moins noire que celle du roman.
image de Dix petits indiens
      

El Topo  
Attention !!! chef d'oeuvre... Jodorowsky livre dans ce film ses obsessions les plus profondes.A travers ce western surréaliste influencé par les années "flower-power" en 1970,il a réalisé un film unique en son genre.. A réserver toutefois à un public averti.
image de El Topo
      

Hier, aujourd'hui et demain  
En 1963 lorsque De Sica tourne HIER AUJOURD’HUI ET DEMAIN la comédie à l’Italienne connaît son heure de gloire. Directement née du néoréalisme, elle connaîtra la consécration avec Ettore Scola et AFFREUX SALES ET MÉCHANTS qui est le sommet du genre. Mais dans les années 60 elle La comédie de moeurs prend définitivement une dimension politique. Par delà ces détours historiques, tous les grands auteurs de la comédie italienne en viennent à un moment ou à un autre, à l'analyse contemporaine, celle du miracle économique des années 60. Le film à sketches connaît son heure de gloire à cette époque. HIER AUJOURD’HUI ET DEMAIN réalisé par Vittorio de Sica connut un succès public immense en Italie, mais fut boudé par la critique qui ne reconnut pas l’auteur du VOLEUR DE BICYCLETTE dans cette comédie triviale parfois, mais bien encrée dans cette Italie des années 60. Ah le strip-tease de Sophia Loren fit grand bruit ! Aujourd’hui reste un monument de curiosité de cette œuvre devenue culte et c’est avec grand plaisir que le couple Mastroianni-Sophia Loren évolue dans ces trois histoires de l’Italie d’ Hier (1954) aujourd’hui (1963) demain (1980) qui correspond aux périodes décrites dans chacun des sketches. Le film fut tourné en Techniscope (procédé panoramique italien dérivé du cinémascope) et en Technicolor et la remasterisation par Carlotta est une merveille.
image de Hier, aujourd'hui et demain
      

L'Exploit d'un éclaireur  
Connu aussi sous les titres Personne ne le saura et L'exploit d'un agent secret : film d'espionnage russe de 1947 réalisé par Boris Barnet. Sensé se passer en 1941, le scénario est assez simple, presque simpliste. Réalisé sans apparemment beaucoup de moyens (c'est principalement tourné en studio et ça se voit), sans réelle tension ni suspense, on se demande si Boris Barnet se sentait concerné par ce film. Assez austère par moment, il reste quand même images assez poétiques, comme les rencontres au bord de l'eau avec une espionne ou la ruine inquiétante servant de décor funèbre à l'exécution d'un traitre. Film de propagande (pas trop assommante), les russes sont bien-sûr des héros, les traitres ukrainiens (mais pas tous, c'est un peuple frère), et les allemands des gens hautains, intéressés (gloire, argent), fêtards... Parait-il classique du film de la jeunesse aux temps "héroïques" du communisme soviétique de l'après-guerre, le film se regarde comme une curiosité d'un autre temps...
image de L'Exploit d'un éclaireur
      

Après l'amour  
Un film de 1947 avec Pierre Blanchar (rien à voir, parait-il, avec le film homonyme de Diane Kurys de 1992 : pourtant en lisant les synopsis, on a du mal à ne pas penser que la Diane a peut-être bien vu ce film oublié avant de démarrer son scénario... ). Drame bourgeois forcément un peu daté, le film prend pourtant rapidement une direction inattendue, voyant un écrivain célèbre partager sa vie secrètement entre deux femmes : une intéressée et une amoureuse. Alors viennent des flash-backs, parfois un peu maladroits, qui racontent l'histoire de cet homme piégé par sa gentillesse et sa fidélité, non pas à une femme volage, mais au passé commun. Dommage que la fin du scénario prenne un tournant assez odieux et inutile par rapport à la manipulation de l'existence d'enfants, le film se finissant sur une conclusion moralement assez discutable. Un film oublié, mais peut-être pas innocemment...
image de Après l'amour
      










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